Publiée le samedi 11 juin 2011
Visant l’amélioration des services des Centres d’Insertion des Jeunes (CIJ), cette rencontre a permis d’évaluer les activités menées et d’identifier les problèmes rencontrés afin de formuler quelques recommandations.
Dotés de missions spécifiques, entre autres, encadrer les jeunes en difficulté, prévenir et lutter contre la délinquance juvénile, contribuer à la lutte contre le chômage des jeunes en milieu urbain, promouvoir le regroupement des jeunes en association, ces CIJ sont implantés successivement à Foumban (2002), Komkana (2004), Nanga Eboko (2007), Bertoua (2009), Meyomessala (2010) et à Douala (2011). C’est pourquoi le moment était donc propice pour évaluer le travail accompli dans ce domaine.
Les travaux dudit Comité de Pilotage (COPIL) ont connu deux temps forts. Le premier a été marqué par un exposé portant sur la création des centres d’encadrement des jeunes en difficulté et contribution à la création d’emplois décents en milieu urbain, présenté par l’inspecteur général du MINDUH, Désiré Nang Bipan. Dans sa communication, l’orateur s’est attelé à démontrer l’importance de la création d’emplois décents pour les jeunes, gage de la cohésion sociale, du moment où la jeunesse constitue le Cameroun de demain. « Nous sommes assis tous sur une bombe tant que les jeunes ne pourront accéder à un emploi décent » a-t-il martelé. Ensuite les participants ont au cours de leurs travaux en équipe débattu sur le processus de transfert des CIJ aux communes ainsi que sur la typologie des formations des jeunes dans les CIJ du MINDUH, en matière d’amélioration du cadre de vie, d’embellissement des villes, de productions de logements sociaux, de communication et de divertissement des jeunes ainsi qu’en matière d’artisanat, afin de proposer des mécanismes d’insertion des jeunes formés par le MINDUH.
Au terme des travaux, quelques recommandations ont été formulées en vue de l’amélioration du fonctionnement des CIJ disséminés à travers le pays. Notamment, le renforcement des compétences du COPIL des CIJ, en lui dotant aussi de la mission du suivi-évaluation des jeunes formés, la recherche de la mise en cohérence des efforts de tous les acteurs intervenant dans le processus d’insertion socio-économique des jeunes en difficulté. Enfin, le MINFOP devra proposer un référentiel de formation pour les CIJ.
Conduits par le chef de division de l’environnement social du MINDUH, Louisette Mabion, les travaux ont réuni plusieurs personnalités du MINDUH, MINJEUN, MINEPAT, MINPMEESA, MINFOP, ainsi que des représentants des ONG, partenaires du MINDUH dans ce domaine, ASSEJA et ASSOAL.